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Sophie

    Philippe

À mon sujet

Mon travail consiste en la recherche de l’Energie et du Beau.

Je me donne comme moyens pour les exprimer la figure, l’objet, l’organique, l’inorganique, la machine, la géométrie,

tandis que j’ai recours au terme de figure pour expliciter mon travail, par ailleurs utilisé dans de nombreux domaines tels que la littérature, la philosophie, la religion, les mathématiques, l’art, la Poésie.

 

Et étant donnée la spécificité du type de relations différent, formellement, de celui dont s’occupent la littérature, la philosophie, la religion, les mathématiques et qui est propre au dessin, à la sculpture, à la peinture et à l’architecture, que sont les plans en relation, c’est spontanément que j’ai dégagé de l’histoire de l’art l’intensité vitale de mon expression.

 

J’ai, pour cela, choisi mes sources, l’art préhistorique, l’Egypte ancienne, la Grèce archaïque, la Perse, les Assyriens, l’art des Steppes, le Monde Roman, l’art Occidental, la Chine, jusqu’aux artistes contemporains.

Il ressort de ce choix une énergie qui est la volonté de créer à travers ce tourbillon de Vie dans lequel les idées sans cesse se précipitent.

 

          L’image devient un nœud, un essaim rayonnant.

 

C’est tout naturellement que, dans mon travail actuel, mes dessins se constituent sous la force des éléments qui les composent et, comme dans le cas de toute construction architecturale, ils résultent d’une somme d’actions constitutives, ces dernières contribuant à donner aux gestes de l’artisan et de l’ouvrier toutes leurs lettres de noblesse.

 

La liaison intime de toutes les surfaces planes dans mes dessins, dont chacune donne sa force à une autre surface comme une cellule dans l’organisme, est une circulation de toutes ces forces naturellement autonomes qui ne peuvent être entravées.

 

La Vie étant toujours et partout la même force, elle est l’agent moteur qui permet à l’individu de s’affirmer.

Je décide donc de partir du point de vue que la sculpture et l’architecture sont un seul et même art.

Que le dessin et la peinture sont, eux aussi, un seul et même art.

Et que compte tenu de la grande complexité, du grand nombre d’éléments formels et des combinaisons infinies, le dessin réunit tous les éléments qui lui sont communs avec la peinture, la sculpture et l’architecture.

À savoir l’arrangement des surfaces, les plans, lignes, masses colorées, images nodales d’où sont tirées et exprimées les émotions par un effort physique et mental.

 

Ainsi, plus de densité monumentale est atteinte par le jeu des surfaces planes, droites et courbes.

De cette monumentalité, irradie une mélancolie singulière : la sensation intense d’une vie reptilienne.

 

Dessiner dans les plans majeurs les masses principales.

Dessiner dans les masses majeures les plans mineurs.

Dessiner dans les plans mineurs les masses mineures.

Rendre denses les masses mineures conduit à travailler dans un détail véridique mais toujours contenu dans un ensemble imposant faisant, pour ainsi dire, cet ensemble même, l’image.

 

Parallèlement à mes études aux Beaux-Arts de Paris, j’ai poursuivi des études de minéralogie puis ai suivi des études en histoire et langues anciennes (grec, hittite, akkadien, perse cunéiforme).

J’ajoute une initiation au sanskrit et à l’arabe classique.

Ainsi que des études de gemmologie.

 

Mes dessins tirent leur efficacité d’une composition de lignes, de plans comme le fait l’architecture au moyen des résaux ou muqarnas (permettant le passage de la forme carrée de l’espace à la base circulaire de la coupole), des ornementations d’une géométrie pure et sensuelle à la fois ou des motifs creusés dans la pierre des sanctuaires.

À l’image des insectes fossilisés dans la pierre...

De l’ambre qui répète sa nature sous forme d’une inclusion foliacée...

À l’image du temple qui répète et re-crée le monde, la sculpture, le dessin, la peinture créent le monde.